Actualité Compagnie du Lys

 

Saison 2017 – 2018

LA COMPAGNIE DU LYS de Saint-Louis

présente

LES QUATRE VÉRITÉS  Pièce en quatre actes de MARCEL AYMÉ

Spectacle monté avec le soutien de SAINT-LOUIS VILLE D’AVENIR

et LA FÉDÉRATION DU THÉÂTRE AMATEUR DU HAUT-RHIN

AGENDA

Samedi 20 janvier 20h au théâtre Le RiveRhin à Village-Neuf.
Samedi 17 mars 20h30 au Foyer Saint-Charles à Bollwiller.
Samedi 24 mars 20h au théâtre La Halle au Blé à Altkirch.
Samedi 14 avril 20h30 au Foyer à Muespach.
Vendredi 18 mai 20h30 au théâtre La Coupole à Saint-Louis.

Site : lacompagniedulys.fr

Contact: La Compagnie du Lys    7, rue Vauban   68128 VILLAGE-NEUF

03 89 67 43 00

compagnie.dulys@laposte.net         louis.perin@gmail.com

 

L ‘Auteur : Marcel Aymé, né à Joigny le 29 mars 1902 et mort à Paris le 14 octobre 1967, est un écrivain, dramaturge, nouvelliste, scénariste et essayiste français. Écrivain prolifique, il a laissé deux essais, dix-sept romans, plusieurs dizaines de nouvelles, une dizaine de pièces de théâtre, plus de cent soixante articles et des contes.

Il est resté très attaché à sa région d’origine, la Franche-Comté, à laquelle il a fait une place de choix dans ses romans : La Table aux crevés (1929) pour lequel il obtient le prix Renaudot, La Vouivre(1941), Gustalin (1938). Mais il est néanmoins devenu un véritable «parigot» de Paris dont il a mis en scène les classes populaires : La Rue sans nom, la petite bourgeoisie: Le Bœuf clandestin (1939), les intellectuels et les snobs : Travelingue (1941).

En cela il fournit une «étude sociale», avec un vocabulaire précis pour chaque type humain. Son langage est d’ailleurs un des plus riches de la littérature contemporaine, mêlant argot, français châtié, patois régional franc-comtois, et anglais phonétiquement francisé.

Très attaqué par la critique, y compris pour ses textes les plus inoffensifs comme Les Contes du chat perché, il doit l’essentiel de son succès au public. Au théâtre, son plaidoyer contre la peine de mort La Tête des autres (1952) a soulevé de vives réactions, mais aussi de l’enthousiasme tout comme ses comédies grinçantes : Lucienne et le Boucher (1948), Clérambard (1950).

Il a également écrit de nombreux scénarios et traduit des auteurs américains importants : Arthur Miller (Les Sorcières de Salem), Tennessee Williams (La Nuit de l’iguane). De nombreux films, téléfilms et dessins animés ont été tirés de ses œuvres. Cultivant son statut d’écrivain politiquement marginal, il est resté très à l’écart des milieux intellectuels, ce qui l’a fait classer dans les écrivains d’abord de gauche, puis de droite, puis comme anarchiste de droite.

Le petit monde de Marcel Aymé, rural ou citadin, révèle, avec une rare acuité, l’homme moyen de notre époque, avec ses chagrins et ses espérances, sa misère et son obstination, sa bonne humeur, son mauvais caractère et son immense pouvoir d’émerveillement.

Voilà comment un écrivain qui s’est seulement appliqué à raconter des histoires est devenu l’un des premiers témoins de son temps, et un auteur désormais « classique ».

La Pièce : C’est une pièce sur le mensonge et ses différents degrés, sur la difficulté qu’on a tous à admettre qu’on ne dit pas toujours la vérité. L’histoire est celle de deux couples, Nicole et son mari Olivier, et les parents de Nicole, monsieur et madame Trévière. Olivier soupçonne son épouse de ne pas être allée à Montauban la semaine d’avant comme elle le prétend, mais d’avoir retrouvé son amant à Cannes.

Le mari jaloux veut lui administrer un sérum de vérité, de son invention, afin de la confondre. Elle accepte à condition qu’il s’y soumette aussi ainsi que ses parents. ce sont alors les révélations en cascade de tous ces personnages les plus farfelus les uns que les autres.

La fantaisie de Marcel Aymé fait mouche dans cette pièce créée à Paris en 1954, au Théâtre de l’Atelier, dans une mise en scène d’André Barsacq.

 

DISTRIBUTION

PERSONNAGES et INTERPRÈTES

Olivier Andrieu Mimino MASI; Nicole Andrieu Gaëlle CHENAL; Alfred Trévière Henri HAJDUKIEWICK ; Lucie Trévière Simone CAPON; M. le Professeur Jourdan Serge CAPON; Mme Armandine Jourdan Cécile MAURANNE; Hélène Soubriau Aurélie KLEIN; Noël Bélugat Guido CAPACCIO; Viramblin, le plombier André BECK; Mariette, la bonne Carmen SCHAUB; Le Facteur Jacques HAERTIG

Mise en scène : Louis PERIN

Décor, et captation vidéo : Claude TRŒNDLIN

Le mot du metteur en scène.

Cette comédie de Marcel Aymé, créée au milieu des années 50 (1954, à Paris) n’est pas du théâtre de boulevard classique, même si les ingrédients du genre semblent s’y trouver (le mari, la femme et le fantôme de l’amant). Le propos de l’auteur est plutôt de donner une illustration de la « vérité » que chacun porte en soi, celle qu’il n’est pas bon de dire forcément. « Toute vérité n’est pas bonne à dire », rappelle en effet le proverbe.

Mais que se passe-t-il si la « vérité » doit impérativement sortir ? Serait-ce au prix d’un adjuvant pharmaceutique. C’est la drôle de situation, cocasse à souhait, qu’imagine Marcel Aymé.

Certes, nous ne sommes pas dans Pirandello (qui a tant occupé la Compagnie du Lys la saison dernière), où chaque personnage fait tout pour garder « sa vérité ». «Chacun sa vérité» ou, mieux encore, « C’est ainsi (si bon vous semble) », c’est-à-dire « croyez ce que vous voulez et laissez-nous tranquilles ».

La différence de ton, d’atmosphère est incommensurable d’une pièce à l’autre. Autant, chez Pirandello, l’ambiance est constamment plombée par la retenue des personnages, le refus de se découvrir, la pesanteur des secrets enfouis en soi, autant chez Marcel Aymé, l’atmosphère doit être légère, pétillante, enjouée ; en somme, c’est du champagne qui coule sur scène.

De ce fait, les personnages ne doivent pas être alourdis par trop de nuances psychologiques. D’emblée, il s’agit de les poser sur scène, d’un seul tenant, quasiment monolithiques. Avant ou après les révélations, aucun d’eux ne change en réalité. Pas même la fille (qui apparaît la plus mystérieuse de tous, en essayant de garder à tout prix son secret) qui se révèle en filigrane. Ce qu’ils nous apprennent ne fait que renforcer l’image que l’on a d’eux. Des êtres « bourgeois » frivoles, proches de la caricature. Même les personnages secondaires s’adaptent à l’ambiance et deviennent les comparses complices dans cette société superficielle sur laquelle la triste réalité n’a pas prise.

Le travail du comédien sera alors de forger un personnage entier, solide, dépourvu de toute lourdeur métaphysique, simple pion d’un jeu social futile et inconsistant. Le jeu sera rapide, crépitant, chatoyant, plein de fougue et d’impétuosité.